TGV TOULOUSE BARCELONA

 

Mercredi 21 février, les représentants des Régions membres de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée - Martin MALVY , président de la Région Midi-Pyrénées, Jose MONTILLA , président du Gouvernement de la Catalogne et Jean-Claude GAYSSOT , vice-président de la Région Languedoc-Roussillon représentant Georges FRECHE - se sont retrouvés à Bruxelles où ils ont rencontré Jacques BARROT , vice-président de la Commission européenne, sur les dossiers « transports » entre la France et l'Espagne.

Au cours de ce rendez-vous, ils lui ont remis un memorandum dans lequel sont présentés les axes de développement des transports jugés prioritaires au sein de l'Eurorégion : lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse-Narbonne-Barcelone et Montpellier-Narbonne-Perpignan-Barcelone et interconnexion des réseaux entre eux avec pour objectif l'inscription au réseau transeuropéen (RTE), liaisons aériennes et autoroutes de la mer.

Créé en 2004 à Barcelone par l'Aragon, les Baléares, la Catalogne, le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, avec une volonté politique, dans une Europe élargie, de faire front commun sur des dossiers d'envergure et de développement du Sud-Ouest européen, l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée est l'un des espaces parmi les plus peuplés d'Europe.

 

Extrait de http://www.lemoniteur-expert.com :

La LGV Barcelone-Toulouse, priorité de Martin Malvy Dans le cadre de l'opération "Midi-Pyrénées en Catalogne", qui s'est tenue du 11 au 13 juillet à Barcelone, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a plaidé pour que la liaison à grande vitesse Toulouse-Narbonne soit intégrée dans le réseau européen des LGV et pour que le projet réapparaisse parmi les objectifs du gouvernement français. "Nous devons être déterminés pour que les LGV Barcelone-Montpellier-Nîmes et Toulouse-Narbonne fassent l'objet de calendriers précis et que, par là, s'affirme l'intérêt que l'Europe et le gouvernement français doivent porter au développement du sud-ouest européen."
En février dernier, les représentants de l'Eurorégion "Pyrénées-Méditerranée" – qui rassemble la Catalogne et Midi-Pyrénées – avaient plaidé pour l'inscription de la LGV Toulouse-Narbonne-Barcelone comme projet prioritaire du RTE-T et pour l'accélération des procédures et des travaux de la ligne Montpellier-Narbonne-Perpignan-Barcelone, ainsi que pour l'interconnexion des réseaux à grande vitesse à hauteur de Narbonne, "afin de disposer d'une liaison ininterrompue de Stockholm à Séville". Reste que le futur réseau s'affiche toujours en pointillés en France.

Les réserves du commissaire européen
Il est prévu de connecter au réseau les lignes Nîmes-Montpellier (2012), Tours-Bordeaux (2016), Bordeaux-Toulouse (2017) et Bordeaux-Hendaye (2020). Mais pour assurer le maillage complet de l'Eurorégion, il faudrait encore connecter les deux réseaux grande vitesse à hauteur de Narbonne. Au sortir de la réunion avec Jacques Barrot, M. Malvy avait fait part des réserves du commissaire européen : "Comme nous nous en doutions, M. Barrot a mis en avant la réduction de 20 à 8 millions d'euros du budget du RTE pour justifier le fait que ne soient retenus que les projets dit prioritaires à Bruxelles". En février, le commissaire a renvoyé une décision favorable sur le financement des études sur Toulouse-Narbonne - dont il a reconnu la pertinence compte tenu de sa connexion avec l'axe Barcelone-Montpellier - à une révision de la liste des priorités au sein de la liste des RTE-T, prévue en 2009.

(16/07/2007)

 

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